Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu’elle s’y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d’autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l’attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.
Je ne sais pas comment je vais rédiger cette chronique, je suis encore toute bouleversée par ma lecture de Nos étoiles contraires. Rien que d’y penser…
Hazel est atteinte d’un cancer aux poumons, qui l’empêche de recevoir de l’oxygène correctement. Pour résoudre ce problème, elle doit emmener une bonbonne d’oxygène systématiquement, avec elle. Tous les mercredis, elle se rend à un groupe de soutien, où tous les membres sont atteints eux aussi, d’un cancer. Au fil des semaines, Hazel Grace se lasse très vite de ces séances. Elle préfère largement se plonger dans un bon bouquin, comme dans une Une impériale affliction, son livre favori. Pourtant un jour, elle rencontre Augustus. Un jeune garçon, drôle, beau et charmeur (et très bavard).
Rapidement, une complicité naît entre eux, et les rapproche considérablement. Ils passent de plus en plus de journées ensemble, se font découvrir de nouvelles lectures à l’un et à l’autre. Notamment Une impériale affliction, qui les unit encore plus, par cette même passion de la lecture.
Hazel que l’on découvre de page en page, se dévoile doucement et nous montre une personnalité originale, touchante et attachante. Alors qu’au début du livre, la jeune fille se cache dans sa bulle où seuls ses parents lui suffisent, c’est lors de sa rencontre avec Augustus que sa vie change du tout au tout. Si sa mère n’avait pas insisté pour qu’elle assiste à ces séances de soutien, jamais elle ne l’aurait rencontré. Malgré sa maladie, Hazel la bat sans relâche sans s’en rendre compte. Même si elle n’apprécie pas ce terme, c’est ce qu’elle fait tout le long du livre. Malgré toutes ces contraintes, elle veut profiter de la vie, et la croquer à pleines dents. La jeune fille a le don de nous transporter par ses paroles pleines de bon sens et de maturité. Hazelse préoccupe plus des autres, que d’elle-même. Elle sait ce qui va se passer, ce qui arrivera un jour au l’autre, elle n’a pas peur d’affronter la réalité, et c’est pour cela qu’elle préfère résister à l’envie de s’attacher à d’autres personnes que sa famille. Car tôt ou tard, sa mort déchira le coeur de quelqu’un. Hazel Grace est une ado à l’esprit vif, qui nous donne l’impression de vivre dans sa peau, dans son corps et de ressentir tous ces flots d’émotions qui la percutent.
Augustus, ce personnage m’a fait totalement vibrer, j’en ai encore des frissons. Il m’a tant fait rire, par sa personnalité originale, ses répliques drôles, et son entêtement à vouloir "charmer" Hazel. Quand je les imagine tous les deux, je trouve ça tellement beau. Ils ont toujours quelque chose à raconter, leur complicité est marrante et touchante. Au départ, c’est Augustus qui s’occupe d’Hazel à l’air fragile et malade. Puis soudain, retournement de situation ! C’est Hazel qui prend soin de son copain. Tous les deux se sont soutenus, pardonnés, amusés, consolés. Désormais, je comprends mieux le titre du livre. Au fond ils sont si différents. Pourtant ils se respectent et s’aiment comme ils sont, plusieurs fois ils n’étaient pas d’accord sur le même sujet. Quoi qu’il en soit ils se sont trouvés. Peut-être que ce sont les couples qui possèdent trop de points communs, qui ne durent pas ? En tout cas, c’est ensemble qu’ils affrontent cette réalité douloureuse. Cette mort qui les séparera ou qui les réunira peut-être après tout ?
Le travail de l’auteur est fabuleux, époustouflant. Il sait exactement nous retranscrire les sentiments des personnages, pour que le lecteur les ressentent. Il a réussi à me faire plonger dans l’histoire, au point d’avoir eu l’impression de vivre à l’intérieur. Sa plume est merveilleuse, ça nous coupe immédiatement du monde, et notre esprit n’est concentrée que sur la vie d’Hazel et d’Augustus. Même les personnages secondaires, sont approfondis comme il le faut. Les parents d’Hazel, Isaac etc. Les événements s’enchaînent, voyage, rire, mais aussi moments émouvants. La maladie qui disparaît pendant une petite période, refait surface. Mélange de poésie, et de belles paroles… Je suis passée du rire, aux pleurs, et inversement. La fin est particulièrementdouloureuse. Ce livre renferme même des surprises, plus ou moins joyeuses. À aucun moment, je n’aurais pensé une telle fin ou même suggéré que Van Houten soit si… eh bien comme il est dans l’histoire. Tous jouent un rôle important, et chamboulent l’histoire à leur manière.
L’écriture, et les mots employés par John Green sont époustouflants, cet auteur possède un magnifique talent. Je comprends beaucoup mieux tous ces avis si enthousiastes par rapport à ce bel ouvrage. En ouvrant ce livre, je n’imaginais pas lire un tel chef d’oeuvre, c’est un énorme coup de coeur qui se rajoute à la liste. Personne ne doit passer à côté de Nos étoiles contraires, comme certains chroniqueurs le déclarent, c’est une belle leçon de vie. Plusieurs fois, j’ai pensé que j’avais de la chance d’être en bonne santé. Même si j’ai énormément aimé ce livre, je trouve que la fin est survenue beaucoup trop vite. Cela m’a fait justement songé à Une impériale affliction. J’aurais voulu savoir si Hazel allait survivre encore longtemps, comment se déroulerait sa vie un peu plus tard… Je ne suis pas très douée pour m’imaginer une suite comme il se doit. C’est la première fois que je note autant de passages dans un livre, pour les relire quand j’en ai envie. Il est clair que je lirai d’autres ouvrages de notre cher John Green, c’est sur ce livre que je l’ai découvert. Evidemment je le conseille à tous.`
Nos étoiles contraires par John Green, Editions Nathan, 327 pages, 16, 50 euros






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